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Découverte de termites et mérules après l'achat de votre maison : Quels sont vos recours ?

Imaginez la scène : les cartons sont déballés, les clés sont enfin à vous, et vous commencez à planifier votre nouvelle vie après l’achat de votre maison. Mais en soulevant une plinthe ou en grattant une poutre, c’est le choc. Une poussière suspecte, un bois qui s’effrite ou une tache d’humidité étrange… Le diagnostic tombe : termites ou mérule. Soudain, la joie de l’acquisition immobilière laisse place à l'angoisse. Est-ce la fin de votre investissement ? Allez-vous devoir payer des dizaines de milliers d'euros de travaux de votre poche ? Rassurez-vous : la loi ne vous abandonne pas. Qu'il s'agisse d'un vice caché dissimulé par le vendeur ou d'une erreur de diagnostic professionnel, des solutions et recours juridiques puissants existent pour obtenir le remboursement des travaux, une baisse du prix, ou même l'annulation pure et simple de la vente. Découvrez comment riposter et protéger votre patrimoine face à ces envahisseurs silencieux.

La garantie des vices cachés

Selon l'article 1641 du Code civil, le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine.

  • Pour la mérule : Étant souvent invisible lors des visites (cachée derrière des cloisons ou sous des planchers), elle est le vice caché par excellence. Si l'acquéreur prouve que le champignon était présent avant la vente et qu'il n'en a pas été informé, il peut demander une diminution du prix ou l'annulation de la vente.
  • Pour les termites : Le recours est plus complexe si un diagnostic a été fourni. Cependant, si le vendeur a délibérément dissimulé des traces d'infestations (en repeignant une poutre dévorée par exemple), sa mauvaise foi peut être sanctionnée.

La responsabilité du diagnostiqueur

Si l'expert a conclu à l'absence de termites dans les zones concernées alors qu'une colonie était active et visible lors de son passage, sa responsabilité professionnelle est engagée. La jurisprudence est constante : le diagnostiqueur doit communiquer une information fiable. S'il commet une erreur de lecture du bâtiment, il peut être condamné à indemniser l'acquéreur pour le coût des travaux de traitement et de réparation.

L'importance de la clause de non-garantie des vices cachés

Dans la majorité des actes de vente rédigés, une clause prévoit que le vendeur ne sera pas tenu à la garantie des vices cachés. Mais attention : cette clause ne protège le vendeur que s'il est de bonne foi.

S'il est prouvé que le vendeur connaissait la présence de mérule ou de termites et qu'il l'a cachée, la clause tombe. Le vendeur devient alors responsable sur ses deniers personnels. C'est pourquoi la prévention juridique passe par une transparence totale : il vaut mieux déclarer un doute et laisser l'acquéreur décider en connaissance de cause que de risquer un procès coûteux.

Check-list pour une vente immobilière en toute conformité

Pour vous assurer que votre dossier est complet et inattaquable, vérifiez ces points clés avant de solliciter votre notaire pour le compromis :

  • Validité du diagnostic : Votre état relatif à la présence de termites a-t-il moins de 6 mois ?
  • Périmètre de recherche : L'expert a-t-il eu accès à toutes les pièces (caves, combles, dépendances) ?
  • Information mérule : La mérule adore l'humidité. Signaler d'anciennes fuites à votre acheteur vous protège, même si aucun diagnostic mérule n'est obligatoire dans votre commune.

La lutte contre les parasites xylophages ne s'arrête pas au traitement des bois. Elle demande une rigueur administrative et juridique absolue. En confiant votre projet à notre office notarial, vous bénéficiez d'une analyse pointue des rapports techniques et d'une rédaction d'acte qui verrouille les risques de litiges.

La sécurité de votre patrimoine repose sur l'anticipation. Ne laissez pas les termites ou la mérule grignoter votre tranquillité d'esprit !

FAQ

Le diagnostic termites est-il obligatoire lors d’une vente ?
Oui, si la maison se situe dans une zone déclarée à risque par arrêté préfectoral, le vendeur doit annexer au dossier de diagnostic un état relatif à la présence de termites.
Si le diagnostic termites n’a pas été fourni, que faire ?
L’absence de diagnostic obligatoire prive le vendeur de pouvoir se prévaloir d’une clause exonératoire de garantie des vices cachés et ouvre la voie à un recours.
Peut-on demander l’annulation de la vente si des termites sont découverts ?
Oui, si la présence de termites constitue un vice caché non signalé et que l’on prouve qu’il existait avant l’achat.
Combien de temps après la découverte peut-on agir contre le vendeur ?
L’action en garantie des vices cachés doit être engagée dans un délai de deux ans à partir de la découverte du vice.
La présence de termites empêche-t-elle automatiquement la vente ?
Non, la vente peut être conclue même en présence de termites, à condition que l’acheteur en soit informé.
Que doit prouver l’acquéreur pour faire jouer la garantie des vices cachés ?
Il doit démontrer que le problème existait avant la vente, qu’il n’était pas apparent et qu’il l’ignorait au moment de l’achat.
Quels recours si le vendeur a caché délibérément les termites ?
Dans ce cas, la clause exonératoire de responsabilité ne joue pas et l’acheteur peut obtenir réduction du prix, dommages et intérêts, voire annulation de la vente.
Le diagnostiqueur peut-il être tenu responsable ?
Oui : s’il a commis une faute (diagnostic erroné) et induit l’acheteur en erreur, sa responsabilité professionnelle peut être engagée.
La mérule est-elle considérée comme un vice caché ?
Oui. Une infestation de mérule non signalée est généralement considérée comme un vice caché selon la jurisprudence.
L’assurance habitation rembourse-t-elle les traitements anti-termites ?
En général, non : l’assurance habitation ne couvre pas le traitement des termites, sauf mention spécifique dans le contrat.
Que faire immédiatement après la découverte de termites ou de mérule ?
Faire constater la situation par un professionnel, constituer un dossier de preuves (rapports, photos, devis) et alerter rapidement un notaire ou un avocat.
Doit-on informer la mairie si des termites sont détectés ?
Oui : le propriétaire doit déclarer la présence de termites à la mairie dans un délai fixé par la réglementation.
Le diagnostic termites couvre-t-il toutes les zones de la maison ?
Le diagnostiqueur doit vérifier toutes les zones accessibles, mais certaines parties non visibles (ex. sous plancher) peuvent ne pas être inspectées.
La présence de mérule doit-elle être diagnostiquée légalement comme les termites ?
La loi ALUR impose l’information sur la présence de mérule dans les zones où elle est identifiée par arrêté préfectoral, en complément du diagnostic termites.